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Co-innovation Workshop

Coccinelle participe au co-innovation workshop de agroecology-TRANSECT

Coccinelle fait partie des 11 pôles d’innovation du projet Européen Agroecology- TRANSECT. Tous les représentants des pôles se sont réunis pour échanger les expériences et les connaissances acquises.

Le 14 Mai Julie DUVAL, la scientifique responsable de Coccinelle auprès d’Agroecology-TRANSECT, de l’UMR Territoires (https://umr-territoires.fr/ ) et l’animatrice, Marzia RANALDO, ont pris le train avec Bertrand DUMONT, le coordinateur du projet Agroecology-TRANSECT (AE-T) pour se rendre à Zurich en Suisse afin d'assister aux 3eme atelier de co-innovation (en anglais Co-Innovation Workshop, CiW) des pôles d'innovation (Innovation Hubs, IH). Tous les représentants des IH se sont réuni dans les locaux d’AGROSCOPE, l’un des partenaires d’AE-T et collaborateurs d’un des IH : l’ADCF – Association pour le Développement de la Culture Fourragère.

Les travaux ont débuté par un exercice d'imagination sur l'héritage et les impacts à long terme de AE-T et des Pôles, qui nous a amenés à réfléchir aux actions à entreprendre pour avoir un véritable écho.

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L'un des principaux objectifs de la première session était de travailler ensemble pour construire un récit unificateur et motivant pour les Pôles et diffuser les connaissances acquises dans le cadre du projet.

Ensuite, les IH ont exposé chacun leurs faits marquants et ce qui les a rendus fier du travail accompli. Entre autres, l'IH néerlandaise a réussi à faire pression pour que l'une de ses pratiques agroécologiques (strip till ou culture en bandes) soit incluse dans les mesures agro-environnementales de la PAC nationale ; en Slovénie la ferme horticole s'est agrandie ; en Espagne une belle collaboration avec des artistes a vu le jour et une véritable co-construction se fait en

Belgique avec les agriculteurs céréaliers. Par la suite, les IH ont partagé les obstacles ou défis rencontrés.

L'un des principaux obstacles, partagé plus ou moins fortement par tous les IH, est la difficulté d'impliquer les agriculteurs dans l'expérimentation de pratiques agroécologiques. L'échange d'expériences a donné lieu à la question :

Comment créer des situations gagnant-gagnant dans lesquelles les agriculteurs, les scientifiques et les citoyens sont récompensés par leur collaboration ?

Des pistes ont été évoqués, mais dans la pratique ça reste difficile d’impliquer les acteurs.

Avez-vous des suggestions, des idées, des réponses à cette question ? N’hésitez pas à donner votre avis et à écrire à notre animatrice : marzia.ranaldo@inrae.fr. Votre avis compte et est essentiel pour faire avancer le projet.

Le deuxième jour les membres du Pôle d’innovation néerlandais et guadeloupéen ont donné un séminaire sur la manière d'interagir avec les décideurs politiques. Le partage de leur expérience a aidé les autres IH à se projeter et à réfléchir à des stratégies pour une plus grande implication des décideurs politiques. Il s'agit en effet d'acteurs clés du changement, qui sont rarement impliqués activement et généralement difficiles à mobiliser.

 

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Dans l’après-midi nous avons participé à une excursion au lac de Constance pour visiter l'installation expérimentale de l'ADCF. Nous avons vu sur le terrain les différents mélanges de cultures fourragères développés par l'association pour les différentes zones pédoclimatiques suisses. Ces mélanges de très haute qualité sont commercialisés et rencontrent un certain succès auprès des agriculteurs.

Nous nous sommes ensuite rendus à la ferme de la famille Burri, qui cultive des plantes sauvages pour former des mélanges de semences destinés à la restauration des prairies semi-naturelles. L'utilisation de ces semences est subventionnée par la politique agricole suisse qui favorise les pratiques agroécologiques. C'est un travail titanesque : les Burri reproduisent plus de 500 espèces de plantes sauvages !

 

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Le lendemain nous avons entamé un travail sur les principes de l'agroécologie. Les IH ont pu exprimer leur interprétation des principes et comment ils se déclinent dans leur contexte. En particulier les représentants se sont exprimés sur les principes de Nyéléni , peu connus dans les milieux scientifiques, mais mis en avant par les ONG qui s’occupent d’agroécologie.

Le CiW a été l’occasion pour recueillir des informations et échanger des conseils et des stratégies pour faire avancer le travail. Des sessions de codéveloppement entre les coordinateurs des pôles d'innovation ont été utiles pour traiter les problèmes ensemble.

Il nous reste à formuler notre plan d’action pour les mois à venir. Que souhaiteriez vous voir réaliser avec Coccinelle ? Avec quels acteurs ? Comment ? Quelles connaissances seront nécessaires ?

N’hésitez pas à nous écrire pour exprimer vos ressentis et vos idées. Nous sommes à l’écoute. Construisons ensemble les prochaines étapes !