Influence de la haie sur la biodiversité : restitution d'une étude menée chez 10 éléveurs laitiers du Puy-de-Dôme

Le 14 octobre, des chercheurs d’INRAE ont présenté, en collaboration avec le GEDA Fourrages et Qualité de montagne, animé par la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme (63), les résultats de deux projets de recherche auxquels des éleveurs du territoire ont participé.

Le 14 octobre dernier, éleveurs, agents de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et chercheurs d’INRAE se sont retrouvés au GAEC des Thrônes, à Saint-Diéry (63), pour échanger autour des résultats de deux projets de recherche : INTAQT et Coccinelle.

Cette rencontre a permis de restituer les résultats des expérimentations menées avec la participation des éleveurs du territoire.

Le projet Coccinelle : étudier l’influence des haies sur la biodiversité des prairies

Dans le cadre du projet Coccinelle, et en lien avec le projet européen Agroecology-TRANSECT, une étude a été menée au printemps et à l’été 2025 afin d’évaluer l’influence des haies attenantes aux prairies sur la biodiversité.

Plusieurs indicateurs ont été retenus pour étudier la biodiversité du sol et des milieux prairiaux :

  • les vers de terre, indicateurs de la vie biologique du sol ;
  • la communauté végétale présente dans la prairie ;
  • les papillons, qui contribuent à caractériser la biodiversité des milieux.

Des protocoles inspirés des sciences participatives

Pour réaliser ces observations, les chercheurs se sont appuyés sur des protocoles inspirés des sciences participatives, notamment ceux développés par l’Observatoire participatif des vers de terre (OPVT) pour étudier les vers de terre, et par l’European butterfly monitoring scheme (eBMS) pour suivre les papillons. Ces protocoles permettent de recueillir des données standardisées sur le terrain afin de mieux connaître la biodiversité et d’en suivre l’évolution.

AE TRANSECT_Vers de terre
AE TRANSECT_Papillons

Cette rencontre a ainsi été l’occasion de partager les résultats des travaux menés sur le territoire et de poursuivre les échanges entre acteurs agricoles et scientifiques.